Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2019-2020, la Coalition Poids partage ses recommandations.

Au Québec, la prévalence du surpoids et de l’obésité est alarmante, tout comme les maladies chroniques y étant associées. Comme en témoignent deux rapports de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le fardeau de l’obésité est estimé à 2,9 milliards de dollars par année. Il s’agit de coûts majeurs qui continuent malheureusement leur progression d’année en année. Les risques économiques de l’obésité et des maladies associées sont tels pour le développement et l’économie que l’Organisation des Nations Unies (ONU) a consacré trois réunions de haut niveau à la prévention et à la maîtrise des maladies chroniques depuis 2011.

Devant les défis d’ordre économique auxquels le Québec est confronté, il est impératif d’investir dans la prévention des maladies associées à l’obésité, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète, en permettant aux Québécois d’avoir accès à une saine alimentation et à un mode de vie physiquement actif.

Le gouvernement du Québec doit concevoir la prévention de l’obésité et des maladies qui y sont associées comme une priorité. Soutenir la mise en place de politiques publiques et d’environnements favorables aux saines habitudes de vie nécessite des investissements significatifs pour enrayer la hausse des coûts de santé d’une population vieillissante, où plus de 4 millions d’adultes et près du quart des jeunes sont en surpoids. Avec une telle prévalence, il est clair qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème relevant de la responsabilité individuelle. Voilà pourquoi des actions gouvernementales variées, qui ne se confinent pas seulement au Ministère de la Santé, sont nécessaires.

Pour réduire la pression sur le système de santé, permettre des économies substantielles à moyen et long termes et générer rapidement des revenus à investir en prévention, le gouvernement devrait :

  • offrir aux enfants un environnement scolaire favorable à la santé;
  • soutenir les saines habitudes de vie dans les municipalités;
  • assurer un accès aux aliments sains pour tous;
  • subventionner la production d’aliments sains;
  • s’abstenir de soutenir des entreprises ayant des externalités négatives sur la santé des Québécois;
  • revoir les taxes alimentaires selon une logique nutritionnelle;
  • taxer les boissons sucrées et réinvestir en prévention.

 

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