Dans le cadre des consultations prébudgétaires 2020-2021, la Coalition Poids partage ses recommandations et fait parvenir au gouvernement une lettre ouverte collective, signée par 443 professionnels de la santé, réclamant plus d’investissement en prévention.

Devant les défis d’ordre économique auxquels le Québec est confronté, il est impératif d’investir dans la prévention des maladies associées à l’obésité, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète, en permettant aux Québécois d’avoir accès à une saine alimentation et à un mode de vie physiquement actif. Selon un récent rapport de l’OCDE, chaque dollar investi en prévention de l’obésité aurait un rendement économique multiplié par six.

Le gouvernement du Québec doit concevoir la prévention de l’obésité et des maladies qui y sont associées comme une priorité. Soutenir la mise en place de politiques publiques et d’environnements favorables aux saines habitudes de vie nécessite des investissements significatifs pour enrayer la hausse des coûts de santé d’une population vieillissante, où plus de 4 millions d’adultes et près du tiers des jeunes sont en surpoids. Avec une telle prévalence, il est clair qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème relevant de la responsabilité individuelle. Voilà pourquoi des actions gouvernementales variées, qui ne se confinent pas seulement au Ministère de la Santé, sont nécessaires.

Pour réduire la pression sur le système de santé, permettre des économies substantielles à moyen et long termes et générer rapidement des revenus à investir en prévention, le gouvernement devrait :

  • offrir aux enfants un environnement scolaire favorable à la santé;
  • soutenir les saines habitudes de vie dans les municipalités;
  • assurer un accès aux aliments sains pour tous;
  • subventionner la production d’aliments sains;
  • s’abstenir de soutenir des entreprises ayant des externalités négatives sur la santé des Québécois;
  • revoir les taxes alimentaires selon une logique nutritionnelle;
  • taxer les boissons sucrées et réinvestir en prévention.

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