Dans le cadre des consultations du gouvernement fédéral sur le Projet de règlement concernant les aliments supplémentés, l’Association pour la santé publique du Québec et sa Coalition québécoise sur la problématique du poids ont déposé un mémoire afin de mieux encadrer la mise en marché des boissons énergisantes et sucrées.

Depuis leur entrée sur le marché, les ventes annuelles des boissons « énergisantes » caféinées ne cessent de croître. Selon un sondage Léger commandé à l’été 2021 par l’Association pour la santé publique du Québec (ASPQ) et réalisé auprès de 1 005 jeunes Québécois.es âgé.e.s entre 15 et 24 ans, près de quatre jeunes sur cinq ont déjà consommé des boissons « énergisantes » caféinées (72 % chez les 15-17 ans et 84 % chez les 18-24 ans) et plus de la moitié d’entre eux en consomment plusieurs fois par année.

Le désir d’encadrer de manière indépendante les aliments supplémentés dont les boissons « énergisantes » répond à certaines préoccupations concernant ces produits. Le tout doit se faire en respect des meilleures pratiques préventives liées à la consommation des boissons « énergisantes ».  Voici donc un aperçu de nos recommandations.

Sommaire de nos recommandations :

Adopter un nouveau Règlement sur les boissons sucrées et les boissons stimulantes qui inclut :

  • l’interdiction de l’usage des termes « énergisante », « énergétique », « énergie », « performance », «
    pour sportif » pour désigner des boissons;
  • l’utilisation du terme « boissons contenant des stimulants » pour désigner les boissons
    additionnées de caféine ou d’ingrédients stimulants comme la taurine, la guarana et le ginseng;
  • l’interdiction de vendre de boissons « énergisantes » aux mineurs;
  • la taxation les boissons sucrées et énergisantes;
  • l’interdiction des promotions de type 2 pour 1 de boissons sucrées et énergisantes;
  • l’interdiction de faire de la publicité d’aliments et de boissons riches en sucre, sel et gras auprès
    des enfants de moins de 13 ans;
  • l’interdiction de promouvoir ou de publiciser les BEC et de boissons additionnées d’ingrédients
    stimulants aux moins de 18 ans;
  • l’interdiction de distribuer gratuitement des boissons sucrées et « énergisantes »;
  • l’interdiction d’associer les BEC avec le sport;
  • l’interdiction de vendre des boissons contenant des ingrédients naturellement caféinés
    mélangées avec de l’alcool.

Encadrer l’ensemble des boissons énergisantes contenant de la caféine et des stimulants.

Limiter la concentration de caféine permise à 100 mg par contenant non refermable de BEC.

Bonifier les mises en garde dont :

  • apposer les mises en garde sur le devant des produits;
  • ajouter une mise en garde sur la consommation de BEC avec la pratique d’activités physiques et
    sportives;
  • augmenter à 18 ans la mise en garde déconseillant la consommation BEC.

Interdire dans les promotions et la publicité des BEC les allégations relatives à la performance physique et
aux bienfaits pour la santé.

Interdire l’utilisation de l’appellation « eau » pour tous types de boissons considérées comme un aliment
supplémenté ou contenant un ingrédient stimulant.

Pour lire le mémoire complet, cliquez ici.