De nombreux Québécois.es se disent préoccupé.e.s par leur poids. Parallèlement à cette préoccupation accrue on observe une augmentation de la grossophobie, notamment sur les réseaux sociaux.

Qu’est-ce que la grossophobie ?

  • La stigmatisation basée sur la corpulence des corps est appelée la grossophobie. Elle se nourrit de stéréotypes et de préjugés négatifs qui visent les personnes ayant un poids considéré comme étant «trop» élevé. Par exemple, un des préjugés consiste à penser que les personnes grosses manquent de volonté pour changer leurs habitudes de vie. En fait, la grossophobie prend souvent racine dans un manque d’éducation au sujet de la complexité des facteurs qui influencent le poids.
  • Cette stigmatisation peut aussi être internalisée et emmener les gens à développer une peur, parfois irrationnelle, de grossir. La préoccupation excessive à l’égard du poids est justement reliée à ce denier phénomène et peut entraîner des comportements de gestion du poids, qui ne sont pas toujours sans dangers pour la santé.
  • La grossophobie peut aussi se manifester de différentes manières : dans les relations au quotidien, à travers des interactions avec le corps médical, dans les médias, ou même dans les interventions populationnelles visant l’obésité. Ce phénomène, qui a connu une forte augmentation depuis la rhétorique de la « guerre contre l’épidémie d’obésité », n’est pas sans conséquences pour la santé et le bien-être de nos concitoyens, peu importe leur corpulence. La prise en compte du phénomène de grossophobie influence énormément les discours autour de l’obésité qui sont traversés par de nombreuses controverses.

Plus de la moitié des Québécois.es pensent que les personnes grosses ne sont
pas en bonne forme physique, sont inactives, mangent trop et mal.

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