Au Québec, la prévalence du surpoids et de l’obésité est alarmante, tout comme les maladies chroniques y étant associées. Comme en témoignent deux rapports de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ), le fardeau de l’obésité est estimé à 2,9 milliards de dollars par année. Il s’agit de coûts majeurs qui continuent malheureusement de progresser d’année en année. D’ici 2050, l’ensemble des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) dépenseront en moyenne 8,4 % de leur budget en santé pour les conséquences associées au surpoids annuellement.

Devant les défis d’ordre économique auxquels le Québec est confronté, il est impératif d’investir dans la prévention des maladies associées à l’obésité, comme le cancer, les maladies cardiovasculaires et le diabète, en permettant aux Québécois d’avoir accès à une saine alimentation et à un mode de vie physiquement actif. Selon l’OCDE, chaque dollar investi en prévention de l’obésité aurait un rendement économique multiplié par six.

La COVID-19 met en relief la vulnérabilité des personnes atteintes de maladies chroniques aux complications et à la sévérité de l’infection et nous rappelle aussi l’importance d’une population en santé pour être plus résiliente aux pandémies.

Le gouvernement du Québec doit concevoir la prévention de l’obésité et des maladies qui y sont associées comme une priorité. Soutenir la mise en place de politiques publiques et d’environnements favorables aux saines habitudes de vie nécessitent des investissements significatifs pour enrayer la hausse des coûts de santé d’une population vieillissante, où plus de 4 millions d’adultes et près du tiers des jeunes sont en surpoids. Avec une telle prévalence, il est clair qu’il ne s’agit pas uniquement d’un problème relevant de la responsabilité individuelle. Voilà pourquoi des actions gouvernementales variées, qui ne se confinent pas seulement au Ministère de la Santé, sont nécessaires.

Pour réduire la pression sur le système de santé, permettre des économies substantielles à moyen et long terme et générer rapidement des revenus à investir en prévention, la Coalition Poids recommande au gouvernement d’instaurer une taxe de 20¢/L sur les boissons sucrées.

Pour en savoir plus, consultez notre mémoire, déposé dans le cadre des consultations prébudgétaires.