Montréal, le 4 avril 2017 – La Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) est ravie du lancement de la Politique de l’activité physique, du sport et du loisir – Au Québec, on bouge !, annoncée hier par le ministre Sébastien Proulx. Avec les taux de sédentarité ne cessant de croître, la condition physique des jeunes qui se détériore et la problématique du poids toujours aussi présente, cette politique était attendue depuis longtemps par les acteurs du milieu.

Ayant participé aux consultations publiques initiées en 2013 sous le gouvernement Marois, la Coalition Poids est heureuse de constater que le milieu scolaire occupe une place importante dans l’application de cette politique. La Coalition Poids y avait déposé 5 recommandations pour permettre aux jeunes d’être plus actifs à l’école :

  • rendre obligatoire un temps minimal consacré aux cours d’éducation physique et à la santé ;
  • favoriser les activités physiques intramuros et parascolaires ;
  • intégrer l’activité physique à d’autres programmes d’enseignement ;
  • organiser et encadrer des récréations actives dans des cours d’école bien aménagées ;
  • favoriser les déplacements actifs entre le domicile et l’école.

Sachant que 56 % des élèves du secondaire et près de 41 % des élèves du primaire n’atteignent pas le niveau recommandé de 60 minutes d’activité physique par jour, il importe d’augmenter et de maximiser les occasions pour qu’ils soient plus actifs au quotidien. « L’école est un milieu privilégié pour favoriser et soutenir un mode de vie physiquement actif. En plus des bénéfices sur la santé, l’activité et l’éducation physiques ont un impact significatif sur la persévérance, la motivation et la réussite scolaire des jeunes. Il faut leur accorder plus de place à l’école », note Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

Le secondaire, une cible importante
La politique montre une volonté claire d’agir au préscolaire et au primaire pour s’assurer que les enfants bougent davantage, mais il ne faut pas oublier les élèves du secondaire. « On remarque que l’abandon de l’activité physique survient souvent lors du passage à l’adolescence, notamment chez les filles. Pour que les jeunes aient envie d’être actifs maintenant et tout au long de leur vie, il est essentiel qu’ils vivent des expériences d’activité physique positives », ajoute Mme Voyer.

Cette année, la Politique-cadre pour une saine alimentation et un mode de vie physiquement actif – Pour un virage santé à l’école fêtera ses dix ans. Il s’agit là d’une excellente opportunité pour arrimer les efforts dans le milieu scolaire et mettre en commun les différents objectifs de la Politique-cadre, de la Politique de l’activité physique, du sport et du loisir, de la Politique gouvernementale de prévention en santé, de la Politique québécoise de la jeunesse 2030 et de la future politique sur la réussite éducative. « Si le gouvernement souhaite voir la pratique d’activité physique augmenter de 20 % chez les 6 à 17 ans, particulièrement chez les 12 à 17 ans, il doit prévoir des actions concrètes. C’est un objectif ambitieux, dont une partie de la réussite repose sur un financement constant et suffisant dans les milieux », conclut Corinne Voyer.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids réunit plus de 350 partenaires qui visent l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids. Pour plus de détails, cqpp.qc.ca.

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