Montréal, le 16 mars 2017– Selon une étude menée par des chercheurs de l’Université de Waterloo et financée par 5 organisations de santé pancanadiennes1, l’instauration d’une taxe sur les boissons sucrées pourrait avoir de nombreux bienfaits sur la santé et l’économie du Canada. Cette étude confirme, une fois de plus, ce que la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) et ses partenaires avancent depuis des années : « la consommation de boissons sucrées est dangereusement élevée et une taxe spécifique sur ces produits, réinvestie en prévention, doit être introduite », plaide Corinne Voyer, directrice de la Coalition Poids.

L’étude rapporte qu’au cours des 25 prochaines années, la consommation de boissons sucrées entraînerait des coûts de santé estimés à plus 50 milliards de dollars. Les chercheurs estiment qu’une taxe de 20 % sur les boissons sucrées pourrait se traduire par une économie de près de 11,5 milliards de dollars en soins de santé sur la même période, en plus de générer 1,7 milliard de dollars de revenus pouvant être alloué à des mesures de prévention en santé.

Selon cette étude, les Canadiens boivent en moyenne 444 ml de boisson sucrée par jour, ce qui est suffisant pour dépasser les recommandations quotidiennes de sucres ajoutés. Chez les jeunes, la consommation moyenne atteindrait 578 ml de boisson sucrée par jour. « Cette nouvelle étude est une forte démonstration de l’urgence d’agir : les boissons sucrées sont surconsommées et ont des conséquences graves sur la santé et l’économie des Canadiens », observe Mme Voyer.

Rappelons que les boissons sucrées sont les seuls produits constamment associés à l’obésité infantile. La littérature scientifique est également claire sur l’association entre la consommation régulière de ces produits et le diabète de type 2, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, le cancer et la carie dentaire.

Les ventes de boissons sucrées toujours en hausse

Le Canada est le 10e pays où le plus de boissons sucrées est consommé. L’étude de l’Université Waterloo montre que, malgré la baisse des ventes de boissons gazeuses, la consommation de boissons sucrées s’est simplement déplacée vers d’autres produits sucrés développés par l’industrie : les boissons dites sportives et énergisantes, eaux aromatisées, thés et cafés glacés ainsi que les laits aromatisés sont des catégories qui connaissent une progression fulgurante. « Il faut en faire davantage pour réduire la consommation de boissons sucrées. La prévention de l’obésité doit faire partie des priorités politiques autant au fédéral qu’au provincial », conclut Mme Voyer.

À propos de la Coalition québécoise sur la problématique du poids
Créée en 2006 et parrainée par l’Association pour la santé publique du Québec depuis 2008, la Coalition québécoise sur la problématique du poids réunit plus de 350 partenaires qui visent l’adoption de politiques publiques spécifiques à l’égard des problèmes reliés au poids. Elle agit pour favoriser la mise en place d’environnements facilitant les choix santé et la prévention des problèmes de poids. Pour plus de détails, cqpp.qc.ca.

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Corinne Voyer
Directrice, Coalition québécoise sur la problématique du poids
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1 L’étude a été financée par la Fondation des maladies du cœur et de l’AVC, la Société canadienne du cancer, L’Association canadienne du diabète, le Childhood Obesity Foundation et l’Alliance pour la prévention des maladies chroniques du Canada.