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Communiqués et publications

Consultations sur la Politique québécoise de la jeunesse

La santé : une ressource indispensable pour des générations futures épanouies et productives

Version PDF complète du mémoire

Dans le cadre des consultations publiques sur le renouvellement de la Politique québécoise de la jeunesse, la Coalition québécoise sur la problématique du poids (Coalition Poids) souhaite partager ses recommandations quant aux différents axes d’intervention proposés dans le document de consultation concernant les saines habitudes de vie, la persévérance et la réussite scolaires, ainsi que le marché du travail.

Depuis la première mouture de la Politique québécoise de la jeunesse et malgré certains efforts politiques, la problématique du poids chez les 15 à 29 ans prend de l’ampleur. La Coalition Poids est très préoccupée par ce portrait de la situation, compte tenu de ses effets dévastateurs du point de vue de la santé physique (maladies chroniques) et psychosociale (faible estime de soi, stigmatisation, discrimination), de la réussite éducative et de la productivité de la population active. Ce problème de société, aux impacts notables sur les plans humain et économique, nécessite une forte réponse politique de la part du gouvernement, surtout en matière de prévention auprès des jeunes.

L’obésité représente un fardeau de 1,5 milliard de dollars sur le système de santé québécois et implique davantage de coûts en perte de productivité. L’État a un rôle de premier plan à jouer pour intervenir sur cette problématique de santé publique. Il doit réduire les obstacles nuisant à l’adoption et à la mise en place d’environnements favorables aux saines habitudes de vie, notamment en rendant les modes de vie sains accessibles et attrayants.

Les saines habitudes de vie : un axe d’intervention clé

Afin d’agir sur l’alimentation des jeunes, le gouvernement doit contribuer à réduire la surconsommation de boissons sucrées, appuyer concrètement l’apprentissage de compétences culinaires des jeunes et veiller à l’assainissement des environnements alimentaires qu’ils fréquentent, comme les établissements d’enseignement public. Pour promouvoir un mode de vie physiquement actif, le gouvernement devrait intervenir dans deux sphères de compétences clés pour rejoindre les jeunes québécois : le milieu scolaire et l’aménagement du territoire. L’école permet de rallier le plus grand nombre de jeunes en situation d’apprentissage et d’expérimentation de plusieures types d’activités physiques. Quant à l’aménagement du territoire, le gouvernement a la capacité d’influencer l’adoption de modes de transport actif, l’une des façons les plus simples d’atteindre les recommandations d’activité physique.

L’adoption de politiques publiques destinées à prévenir la problématique du poids chez les jeunes québécois repose sur une volonté politique, celle de s’assurer que la jeunesse pourra grandir, apprendre, travailler et vieillir en santé et de lui donner les moyens de le faire.

Sommaire des recommandations

La Politique québécoise de la jeunesse doit contribuer concrètement à un environnement plus favorable à la saine alimentation et à un mode de vie physiquement actif pour les jeunes en posant les actions suivantes :
 

  • Mettre en œuvre et soutenir diverses mesures visant à réduire la consommation de boissons sucrées chez les jeunes, dont :
    - l’implantation d’une taxe sur les boissons sucrées dont les revenus seraient dédiés à la prévention de l’obésité et des maladies chroniques ;
    - l’interdiction de la promotion de boissons sucrées « à volonté » dans les restaurants, étant donné qu’il s’agit d’un incitatif à la surconsommation ;
    - l’établissement de normes obligatoires pour l’identification de la taille des formats de boissons sucrées dans les restaurants et dans les publicités, en cohérence avec les recommandations nutritionnelles nationales en vigueur ;
  • Développer les compétences alimentaires et culinaires des jeunes à l’école pour accroître leur autonomie face aux mets préparés et à la restauration ;
  • Soutenir davantage les politiques alimentaires scolaires, du primaire à l’université ;
  • Maximiser les occasions pour les jeunes d’être actifs au quotidien et d’expérimenter le plaisir d’adopter un mode de vie physiquement actif de façon durable, notamment en :
    - rendant obligatoire un temps minimal pour les cours d’éducation physique et à la santé;
    - favorisant des aménagements sécuritaires pour les déplacements actifs entre l’école et la maison ou le travail.

Ces mesures contribueront également positivement à la réussite et la persévérance scolaires, ainsi qu’à l’ensemble de l’économie du Québec.

Pour relever l’ensemble des défis, la prochaine politique devra absolument être accompagnée d’un plan d’action et des investissements nécessaires. De plus, l’arrimage de celle-ci avec d’autres politiques gouvernementales en développement, telles que la Politique gouvernementale de prévention et la Politique du sport, du loisir et de l’activité physique, sera nécessaire pour assurer une cohérence dans l’ensemble des actions.

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