La surconsommation des boissons sucrées peut être réduite à l’aide de politiques publiques, qui peuvent être adoptées à tous les paliers de gouvernement. Plusieurs stratégies complémentaires doivent être mises en oeuvre.

Mise en garde sur les contenants de boissons sucrées

Instaurer une mise en garde sur les contenants de boissons sucrées permettrait de fournir une information adéquate à la population quant aux risques pour la santé associés à ces produits.

Le consommateur y lirait, par exemple :

« Consommer régulièrement des boissons avec sucre ajouté contribue à l’obésité, au diabète et à la carie dentaire ».

Une mise en garde est susceptible de dénormaliser la consommation de boissons sucrées 1,2. De plus, dans une étude publiée dans la revue Pediatrics, des chercheurs montrent qu’avec un tel avertissement, plus de la majorité des parents renonceraient à acheter des boissons sucrées à leurs enfants3.

Selon un récent sondage Ipsos, 86 % des Québécois sont favorables à ce que le gouvernement instaure une mise en garde obligatoire sur les contenants de boissons sucrées4.

Fontaines de boissons sucrées à volonté

Les fontaines à volonté banalisent la consommation de grands volumes de boissons sucrées. De plus, elles incitent à la surconsommation. En effet, le tiers des adultes se resservent lorsque les boissons sont offertes à volonté5.

En adoptant la Loi de modernisation de notre système de santé le 17 décembre 2015, la France est devenue le premier pays à interdire les fontaines de boissons avec sucre ajouté et boissons avec édulcorant de synthèse en libre-service, et ce, pour réduire la consommation des boissons sucrées.

Le Québec aurait avantage à s’en inspirer.

Pour plus d’informations sur l’initiative française >>

Pharmacies « santé »

Alors que les pharmacies sont destinées à la promotion de la santé, on y retrouve de la malbouffe, dont des boissons sucrées, en abondance, continuellement en rabais et hautement promue. Plusieurs bannières sont elles-mêmes des producteurs de produits ultra-transformés (marque maison).

La production, la vente et la promotion de ces produits néfastes pour la santé sont incompatibles avec la mission des pharmaciens. Alors que les clients des pharmacies sont souvent atteints d’une ou plusieurs maladies chroniques, on les incite à consommer des produits associés au développement de ces mêmes maladies. Paradoxalement, la malbouffe et les boissons sucrées côtoient des médications censées traiter les maladies associées à leur consommation.

Le retrait des boissons sucrées et de la malbouffe des pharmacies est revendiqué par la Coalition Poids depuis plusieurs années. Voyez nos interventions >>

Lieux publics sans boissons sucrées et favorables à la consommation d'eau

Établissements municipaux et événements publics

En réduisant les endroits qui offrent ou font la promotion de boissons sucrées, les municipalités contribuent à réduire les occasions d’en consommer, ce qui est bénéfique pour la santé de leur population et de l’environnement. Rendre les fontaines d’eau plus accessibles est une mesure complémentaire importante permettant d’offrir aux citoyens et aux familles un véritable choix sain pour s’hydrater. Il importe de bâtir des municipalités où l’eau est la boisson la plus visible et attrayante.

Pour y parvenir, consultez nos outils pour les municipalités >>

Écoles

Malgré les orientations de la Politique-cadre Pour un virage santé à l’école, les boissons sucrées sont toujours présentes dans l’offre alimentaire des écoles. Le retrait complet des boissons sucrées de l’offre alimentaire scolaire doit être une mesure prioritaire.

Pour en savoir plus sur comment bâtir des écoles en santé >>

Références